• F.A.Q.

    ET PETIT GLOSSAIRE DES TERMES TECHNIQUES

  • FAQ

    • Pourquoi LA FORGE 4.5 ?
      Au moment où tout le monde parle de « transition », fusse t’elle numérique, il nous est apparu judicieux de faire le lien entre un métier artisanal ancien et la notion « d’artisan du numérique » que nous souhaitons porter et développer. Autrefois, dans un environnement moins urbanisé, la forge était un endroit où se croisait les différentes confréries utilisatrices d’outils en métal : paysans, vignerons, tonneliers, menuisiers, briquetiers, tailleurs de pierres, charrons …
       
      A travers de nombreux siècles, tout le monde a eu besoin des services du forgeron. De ce fait, la forge était un lieu de rencontre et de discussion : les nouvelles s’y échangeaient, les anciens s’y retrouvaient et s’y réchauffaient. La forge constituait un espace important de convivialité et de sociabilité masculine, contrepoids du lavoir pour la gent féminine.
       
      Jusqu’au début des années 50, la forge est une ruche à l’activité incessante où l’on répare les engins et machines agricoles, les véhicules hippomobiles, puis les camions et les autos car il y a encore peu de garage spécialisé. Le forgeron et ses apprentis sont encore très souvent sollicités pour adapter et modifier les dispositifs ou encore les fabriquer de toute pièce, bien souvent à partir de pas grand-chose, surtout dans l’immédiat après-guerre.Comme toute confrérie artisanale, le forgeron commence « apprenti », devient « compagnon » puis enfin « maitre » quand il est en mesure de transmettre sa compétence à d’autres, en incluant tous les aspects de son métier.
       
      Cette philosophie est très proche de celle développée au sein d’un tiers-lieu numérique où l’apprentissage se fait par la pratique et par l’acquisition, à son rythme, de toutes les techniques qui doivent être mises en œuvre pour la réalisation d’un projet. 
    • Qu'est ce qu'un "tiers lieu"
      La meilleure définition nous semble être celle de nos amis belges : "Espace physique prévu pour accueillir une communauté afin de permettre à celle-ci de partager librement ressources, compétences et savoirs."
       
      En fonction des thèmes et projets partagés, on peut donc inclure dans cette définition les types suivant de communanuté : hackerspace, makerspace, TechShop, fablab, infolab, médialab, livinglab, civiclab, biolab museumlab, médiathèque, EPN (établissement public numérique), RepairCafé, workcafé, coworking, écolieu, jardin autonome ...
       
      La majorité des tiers-lieux ne fonctionne pas sur un système de concurrence et cherche à voir leur initiative se reproduire ailleurs. Ils ne se basent pas sur un système de patrimoine classique mais sur des biens communs "informationnels" alimentant un patrimoine commun à partager avec le plus grand nombre de gens.
       
    • Qu'est-ce qu'un "tiers lieux de travail" ?
      Par définition le tiers lieu de travail est un endroit où une personne travaille pour une entité (entreprise, association, service public, etc.) en étant ni dans son environnement habituel de travail, ni à son domicile.
       
      Par extension, certains y voient tous les endroits où la technologie permet de travailler : transports en commun, hôtel, restaurant, café, médiathèque, cyber-café ... Pour d'autres, les tiers lieux de travail doivent être centrés sur l'innovation et l'échange comme les espaces de coworking et les fablabs.
       
    • Qu'est qu'un "hacker" ?
      Si les notions de "hacker" et "hackeur" sont souvent liées à l'informatique et définissent l'activité qui vise à déjouer les mesures de sécurité d'un système informatique à des buts pas toujours honnêtes, voire même délictueux, ce n'est qu'une déformation du sens original lié à un anglicisme informatique.
       
      Hacker veut dire modifier, améliorer, fouiller, sonder, bricoler, bidouiller un matériel, un système informatique ou un système d'information par curiosité et non par nécesssité. Ainsi "hacker un ordinateur" ne veut pas dire l'attaquer ou détruire son système d'exploitation, mais améliorer ses caractéristiques telles que rapidité, capacité de traitement, etc.. Vous pouvez donc hacker une machine, un outil, un dispositif quelconque ou encore un véhicule comme une voiture, une moto ou un vélo !
    • Qu'est ce qu'un "hackerspace" ?
      Un hackerspace est un tiers-lieu où des gens se rencontrent et collaborent autour d'un intérêt commun (lnformatique, technologie, sciences, musique, etc.). Les Hackerspaces peuvent être vus comme des laboratoires communautaires ouverts où des gens (les hackers) partagent ressources et savoir.
       
      Les activités d'un hackerpace peuvent donc être très variables selon l'endroit. En général, les hackerspaces fonctionnent comme des centres de partage et de transmission de connaissances par des pairs, prenant souvent la forme d'ateliers, de présentations ou de conférences. Le degré d'ouverture des hackerspaces varie beaucoup : certains s'organisent pour accueillir les néophytes, d'autres sont plus orientés vers des populations expertes.
       
      Mais en aucun cas, les hackerspaces ne doivent être confondus avec des espaces qui abriteraient ou couvriraient des pirates informatiques comme peut le suggérer l'imaginaire collectif. Il s'agit, avant tout, de lieux où les participants peuvent se réapproprier la technologie afin d'améliorer les procédés ou leur propre connaisssance.
    • Qu'est ce qu'un "Makerspace" ?
      Le makerspace est un tiers-lieu de type atelier de fabrication numérique, évolution du hackerspace, ouvert au public et mettant à disposition des machines-outils et machines-outils à commande numérique habituellement réservées à des professionnels dans un but de prototypage rapide ou de production à petite échelle.
       
      Les makerspaces combinent des outils de fabrication, une communauté et des moyens éducatifs afin de permettre aux membres de cette communauté de dessiner, prototyper et créer des objets qu'il ne serait possible de créer pour une personne travaillant seul. Ces espaces peuvent se créer aussi bien autour d'individus souhaitant partager lieux et machines qu'au sein d'une association à buts non lucratifs, écoles, universités, bibliothèques, etc. Mais tous ont le but de fournir l'accès à l'équipement, à la communauté et à l'éducation et tous sont uniques en fonction des besoins de la communauté formant le lieu.
       
      La culture "maker" encourage l'apprentissage informel, social et coopératif en se focalisant sur la création d'objets pouvant aller des robots ou d'impressions 3D à des vêtements ou autres formes d'artisanat. Elle met l'accent sur l'expérimentation, sur l'innovation, sur le passage à la pratique et sur l'autonomie. Elle se caractérise par un apprentissage ludique où la prise de risque et le fait de commettre des erreurs sont encouragés.
       
      Le makerspace peut aussi être un outil d'aide à l'insertion et à la formation de publics en difficulté. Un moyen d'amener le numérique vers des publics peu enclin à l'usage de l'informatique et ainsi contribuer à l'e-insertion et à la réduction de la fracture numérique.
    • Comment fonctionne la fabrication additive (encore appelée impression 3D) ?